Merci.
Il n'a pas souhaité être entendu. Mais il ne souhaite pas d'organisation contraignante et en veut à son père qui a demandé un dvh classique sans jamais lui demander son avis. À part cette demande formelle auprès du jaf, son père n'a jamais proposé de le prendre un week-end. Il demande aussi la moitié des vacances et comme le jugement arrivera juste avant l'été, je suis un peu inquiète. J'ai du mal à imaginer qu'il aille chez son père d'un coup pour la moitié des vacances.
il y a 6 jours
Votre inquiétude est tout à fait légitime, et votre analyse est réaliste au regard de la pratique.
Même si votre fils n'a pas souhaité être entendu, le juge aux affaires familiales ne se base pas uniquement sur une audition formelle. Il peut tenir compte indirectement de sa position, notamment à travers vos observations, les échanges, et surtout le contexte relationnel.
Dans votre situation, deux éléments sont particulièrement importants. D'une part, l'absence de lien réel depuis un an. D'autre part, le fait que le père demande directement un droit classique sans avoir reconstruit progressivement la relation. Les juges sont en général très attentifs à ce type de décalage.
Concernant l'été, il est en effet peu probable qu'un juge impose brutalement une moitié de vacances dans un contexte où l'enfant a peu vu son père et exprime des réticences. Ce type de décision serait souvent considéré comme trop abrupt et potentiellement contraire à son intérêt.
En pratique, les juges privilégient très souvent une reprise progressive du lien. Cela peut passer par des visites ponctuelles, des week-ends espacés, ou une montée en charge progressive avant d'envisager un rythme classique ou un partage des vacances.
Il est donc plus probable que le jugement prévoie un cadre transitoire, surtout si aucun lien régulier n'a été maintenu récemment. Le juge peut aussi adapter les vacances, par exemple en prévoyant des périodes plus courtes au départ.
Le fait que le père n'ait pas cherché à organiser de rencontres concrètes avant la procédure joue également dans l'appréciation du juge, car cela montre que la relation n'est pas encore reconstruite.
En résumé, même si tout reste possible juridiquement, il est peu probable qu'un droit de visite classique avec moitié des vacances soit imposé immédiatement dans votre contexte. Une solution progressive est en général privilégiée pour préserver l'équilibre de l'enfant.
Je vous remercie de bien vouloir mentionner que la question est résolue.
Bien cordialement.
Je vous remercie pour votre réponse détaillée. J'espère que le juge se montrera "intelligent". En réalité, j'ai peur que brusquer les choses fassent l'effet inverse. La dernière rencontre a eu lieu début janvier et a duré même pas une heure. Par contre la communication par téléphone s'améliore.
il y a 6 jours
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